Les dirigeants s'engagent à promouvoir la transition vers les énergies renouvelables comme solution stratégique pour l'accès à l'énergie, la sécurité énergétique et la croissance verte sur le continent africain.
Dubaï, Émirats arabes unis, 2 décembre 2023 – Les dirigeants du « Partenariat accéléré pour les énergies renouvelables en Afrique » (APRA) se sont réunis aujourd'hui à la COP28 à Dubaï afin de promouvoir une croissance verte résiliente et inclusive en Afrique grâce aux énergies renouvelables.
Dans une déclaration commune, le président kenyan William Samoei Ruto, la vice-Première ministre namibienne Netumbo Nandi-Ndaitwah, la Première ministre danoise Mette Frederiksen et le chancelier allemand Olaf Scholz ont souligné le rôle de l'APRA dans la mobilisation des actions et l'inspiration du leadership mondial en matière de climat.
Soulignant la nécessité d'un financement public accru de la part de la communauté financière internationale, les dirigeants ont convenu de collaborer dans trois domaines essentiels, à savoir la mobilisation des financements, l'activation de l'assistance technique et le renforcement des capacités, ainsi que la participation du secteur privé.
Fondée lors du Sommet africain sur le climat organisé plus tôt cette année par le Kenya, l'Éthiopie, la Namibie, le Rwanda, la Sierra Leone et le Zimbabwe, avec le soutien du Danemark, de l'Allemagne, des Émirats arabes unis et de l'IRENA, l'APRA vise à accélérer la transition énergétique dans les pays concernés. Sous la direction des nations africaines, elle entend développer toutes les formes d'énergie renouvelable afin de soutenir une croissance verte résiliente et inclusive.
Le président kenyan William Samoei Ruto a déclaré : « La Déclaration de Nairobi adoptée par les dirigeants africains en septembre réinvente l'avenir de l'Afrique comme un continent prospère et résilient qui embrasse une croissance positive pour le climat. L'essence et l'ambition de l'APRA sont résumées dans cette déclaration. Nous avons besoin d'une approche holistique qui réponde à la fois aux priorités climatiques et de développement, adaptée à nos besoins et à nos communautés. Nous avons besoin de plans qui tiennent compte de tous les éléments : des infrastructures aux politiques et réglementations, en passant par les capacités institutionnelles et humaines. »
La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a ajouté : « Je suis fière de participer à ce partenariat mené par l'Afrique. Les énergies renouvelables offrent à l'Afrique d'énormes possibilités inexploitées, qui peuvent garantir l'accès à l'énergie, le développement économique et la sécurité de l'approvisionnement. La transition écologique nécessite des investissements et des capitaux considérables, ainsi qu'un engagement fort du secteur privé. Ce partenariat contribuera de manière décisive à accélérer le développement des énergies renouvelables sur le continent africain. En tant que partenaire à part entière de l'APRA, le Danemark mettra tout en œuvre pour que ces ambitions deviennent réalité. »
Le directeur général de l'IRENA, Francesco La Camera, a déclaré : « Les énergies renouvelables sont essentielles au développement et à l'industrialisation de l'Afrique. L'utilisation des riches ressources renouvelables peut dynamiser le continent, catalyser les industries vertes et stimuler les progrès dans des secteurs critiques tels que la santé, l'éducation et l'agriculture. Nous estimons qu'une trajectoire alignée sur l'objectif de 1,5 °C pourrait se traduire par une augmentation de 6,5 % du PIB et de près de 4 % des emplois en Afrique d'ici 2050. J'espère que, sous la houlette des pays africains, l'APRA tirera pleinement parti de cette opportunité. »
Lors du Sommet sur le climat à Nairobi, les chefs d'État ont souligné le rôle central que joue l'exploitation des ressources renouvelables abondantes dans la promotion de l'industrialisation verte en Afrique. La Déclaration de Nairobi appelle à une augmentation de la capacité renouvelable de l'Afrique, qui passerait de 56 GW aujourd'hui à au moins 300 GW d'ici 2030.
Pour atteindre cet objectif, il faut une coopération internationale, avec un financement accru, une assistance technique, un renforcement des capacités et l'engagement du secteur privé, le tout soutenu par des politiques favorables.
Dans ce contexte, l'APRA suit des approches adaptées à chaque pays et est structurée de manière à favoriser une transition énergétique rapide, à garantir l'accès à l'énergie et des moyens de subsistance durables, et à encourager l'industrialisation verte à travers le continent, conformément aux objectifs de développement durable et à l'accord de Paris.
Déclaration commune sur le Partenariat accéléré pour les énergies renouvelables en Afrique (APRA)