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L'année 2023 marquant la moitié du chemin dans la mise en œuvre des principaux cadres de développement durable, elle offre l'occasion d'évaluer les progrès réalisés dans le cadre de l'Accord de Paris et du Cadre de Sendai, qui vise à protéger les acquis du développement contre les risques de catastrophe et à accroître le financement de la lutte contre le changement climatique.
Le Cadre invite les organismes régionaux et les mécanismes parlementaires compétents, selon le cas, à continuer de soutenir et de promouvoir la réduction des risques de catastrophe et le renforcement des cadres juridiques nationaux. Les parlements sont bien placés pour contraindre et encourager l'exécutif à agir de toute urgence afin d'éviter l'urgence climatique et d'instaurer la confiance dans l'Accord de Paris et le Cadre de Sendai, respectivement.
Dans ce contexte, le Groupe parlementaire mondial du Forum des pays vulnérables au changement climatique (CVF GPG), l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNDRR) et le Congrès mondial des énergies renouvelables (GRC) ont coorganisé le Sommet sur la responsabilité parlementaire lors de la 28e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP28).
Ce sommet visait à explorer le rôle essentiel des parlementaires dans la promotion d'une plus grande responsabilité en matière d'action climatique, en mettant l'accent sur les engagements pris pour limiter la hausse des températures et sur la mise en œuvre du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe. Le sommet coïncide avec la conclusion du bilan mondial de l'Accord de Paris, offrant ainsi aux parlementaires un moment crucial pour évaluer les progrès collectifs accomplis vers les objectifs à long terme en matière de température.
Emmanuel Marfo, député ghanéen et membre du CVF GPG, a déclaré : « Le Sommet sur la responsabilité parlementaire souligne notre engagement collectif à mettre en lumière le rôle central des parlementaires dans la promotion d'une responsabilité accrue en matière de changement climatique. Dans la poursuite d'un avenir durable, nous nous réunissons pour explorer le potentiel de l'engagement parlementaire et son impact profond sur l'élaboration des décisions et des politiques aux niveaux national et international. »
Le sommet a abordé une préoccupation croissante concernant l'écart entre les engagements pris et les mesures prises pour atteindre l'objectif de 1,5 °C fixé par l'accord de Paris. En tant que gardiens des parlements publics, ils jouent un rôle indispensable pour garantir la responsabilité des efforts en matière de climat et de réduction des risques de catastrophe, tant au niveau national qu'international.
L'appel lancé aux parlements pour qu'ils tirent parti de leur position unique a été formulé par Mme Bärbel Höhn, présidente du GRC : « Les députés jouent un rôle central à cet égard, car ils constituent le pont entre les citoyens sur le terrain et les instances nationales et internationales, où les décisions nécessaires doivent être prises pour aider la population. »
Les législateurs jouent également un rôle crucial dans l'élaboration de cadres financiers qui encouragent la collaboration entre les secteurs public et privé, garantissant ainsi une adaptation durable au changement climatique. La mobilisation insuffisante de fonds pour les efforts d'adaptation constitue actuellement un obstacle majeur à la lutte contre les effets du changement climatique, en particulier dans les régions vulnérables.
Cela a été souligné par Mme Mami Mizutori, représentante spéciale du secrétaire général pour la réduction des risques de catastrophe et chef de l'UNDRR, qui a déclaré : « Au lieu de simplement financer les capacités d'intervention en cas de catastrophe, vous pouvez allouer davantage de fonds à la prévention, à l'adaptation et au renforcement de la résilience. Vous pouvez encourager la sensibilisation aux risques et la divulgation des risques dans les plans et les investissements. Et vous pouvez contribuer à lutter contre les inégalités structurelles et entre les sexes qui accentuent les vulnérabilités. Mais je voudrais relever encore davantage nos ambitions et viser un monde où il y aurait non seulement moins de catastrophes climatiques, mais aucune catastrophe climatique. Tel est notre cri de ralliement pour la COP, et l'UNDRR est prêt, avec ses partenaires parlementaires, à apporter son soutien. »
Le sommet s'est conclu par un engagement annoncé par les députés présents. La déclaration finale exprime l'engagement des députés à aligner leurs actions sur les objectifs impératifs de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, de mettre en œuvre le Cadre de Sendai et de renforcer la collaboration afin de faire progresser les efforts d'atténuation et d'adaptation au changement climatique. Plus important encore, les députés ont convenu d'utiliser les outils parlementaires et le contrôle parlementaire pour surveiller et évaluer la mise en œuvre des politiques climatiques, en garantissant la transparence et la responsabilité aux niveaux national et international.
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